Les compétences de la main-d’oeuvre manufacturière canadienne sont inférieures aux normes internationales : Enquête KnowMeQ

L'enquête a révélé que la main-d'oeuvre manufacturière canadienne ne possède pas le niveau requis de lecture, de calcul et de compétences numériques pour répondre aux exigences de la plupart des emplois dans les pays modernes et industrialisés.

KnowMeQ, fournisseur d’évaluations scientifiquement validées et d’outils d’intelligence artificielle (IA) pour le perfectionnement professionnel et l’apprentissage tout au long de la vie, a récemment publié les résultats d’une évaluation des compétences qu’elle a menée pour le compte du programme Future Ready de NGen, qui a révélé que la main-d’oeuvre manufacturière canadienne ne possède pas le niveau requis de compétences en lecture, en numératie et en compétences numériques pour répondre aux exigences de la plupart des emplois dans les pays modernes et industrialisés.

L’analyse comparative est possible grâce aux évaluations Skills for Success de KnowMeQ, qui adhèrent aux normes internationales élaborées et définies par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

NGen, une organisation pancanadienne à but non lucratif, est chargée de diriger la grappe mondiale d’innovation du Canada pour la fabrication de pointe. Plus de 900 employés de 115 entreprises manufacturières ont passé les évaluations Skills for Success de KnowMeQ en mars 2024. L’évaluation de l’industrie fournit aux organisations des moyens identifiables pour améliorer les compétences des employés afin de remédier aux pénuries de compétences endémiques et d’améliorer la productivité, ce qui est essentiel à la croissance et à la stabilité économiques du Canada.

« Les entreprises manufacturières canadiennes subissent d’énormes perturbations. Elles doivent intégrer de nouvelles technologies de pointe, mettre en oeuvre des pratiques durables et faire face à la pénurie de travailleurs qualifiés », a déclaré Stewart Cramer, directeur général de la fabrication chez NGen, ajoutant : « L’amélioration et le renouvellement des compétences de la main-d’oeuvre sont essentiels à la santé de notre secteur. En partenariat avec KnowMeQ, nous avons présenté des outils clés qui peuvent aider les fabricants à concevoir des interventions en matière de compétences qui favorisent la croissance et la compétitivité. »

L’OCDE utilise des niveaux pour classer les compétences professionnelles en lecture, en calcul et en numérique. Le niveau 3 est considéré comme le niveau minimum de compétence requis pour que les travailleurs puissent s’épanouir de manière indépendante dans les économies modernes fondées sur la connaissance. Les travailleurs dont les compétences sont inférieures au niveau 3 ne répondent pas aux normes de la plupart des emplois dans les pays modernes et industrialisés.

Plus précisément, les évaluations Skills for Success de KnowMeQ ont révélé qu’en ce qui concerne la main-d’oeuvre du secteur manufacturier canadien :

  • Lecture : la moitié des travailleurs ont été évalués à un niveau inférieur au niveau 3, 18 % au niveau 1 et 32 % au niveau 2.
  • Numératie : 43 % des élèves ont été évalués comme étant en dessous du niveau 3, dont 11 % au niveau 1 et 32 % au niveau 2.
  • Numérique : Aucun travailleur n’a été évalué au niveau trois, et 96 % au niveau deux.

Le niveau 2 est inférieur au niveau minimum de compétence permettant aux personnes d’utiliser, de comprendre et d’utiliser le matériel de manière autonome. Ces personnes ont besoin d’une surveillance accrue pour exécuter les tâches sans erreur. Le niveau 1 comprend les personnes dont les compétences en matière de lecture, d’écriture et de calcul vont de l’émergent à l’introductif, et qui ont besoin d’un enseignement important et ciblé pour éviter des taux d’erreur beaucoup plus élevés au travail.

« Une équipe n’est aussi rapide que ses coureurs les plus lents. Il est donc primordial de s’assurer que les employés répondent aux critères de base d’une main-d’oeuvre moderne pour assurer le succès futur, » a déclaré Matt Foran, PDG de KnowMeQ. « L’augmentation des scores en lecture, en calcul et en compétences numériques réduit les taux d’erreur et ouvre la voie à l’avancement professionnel tout en relevant les défis urgents de la productivité au Canada. »

Toutefois, l’évaluation a également révélé que la main-d’oeuvre de l’industrie manufacturière canadienne possède un degré élevé d’adaptabilité générale. Les travailleurs de l’industrie ont obtenu un score moyen de 87 % dans six domaines clés, notamment la résolution de problèmes, la gestion des crises, le stress au travail et l’adaptabilité culturelle, interpersonnelle et physique. Il s’agit donc d’une main-d’oeuvre hautement qualifiable qui réagirait positivement à l’amélioration des compétences, à condition que les entreprises investissent pour garantir ce résultat.

 

 

 

 

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